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ReportageDepuis plus de vingt ans, ce bateau « Itsas-Bellara » et ses trois hommes d’équipage récupèrent entre 15 et 20 tonnes par an, le long du littoral basque, d’Anglet à Hendaye.

Sur le port de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), le calme matinal tranche avec l’effervescence touristique qui anime habituellement les quais. Pas un bruit ne se fait entendre, sinon celui du clapot de l’eau contre les coques. Au loin, une lumière perce l’obscurité : celle de l’Itsas-Bellara (« L’herbe de la mer » en basque), qui appareille.

Il est un peu plus de 6 h 30, jeudi 20 août, quand Arnaud Clavier, 38 ans, grimpe dans la cabine et démarre le moteur. Comme tous les matins depuis le 1er mai, son bateau de 15 mètres de long largue les amarres pour rejoindre le large. Avec ses deux coéquipiers, le capitaine va passer la matinée à sillonner le littoral basque, d’Anglet à Hendaye, à la recherche de déchets flottants.