Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Chine Chine Chine Lassées de la pression sociale en faveur de l’épilation, de plus en plus de jeunes femmes affichent fièrement leurs aisselles sur les réseaux sociaux. Autrefois hostile à ce discours féministe, l’Etat s’aligne aujourd’hui sur la quête d’authenticité au nom de la « confiance en soi culturelle ». Article réservé aux abonnés Depuis mai, sur chacun de ses selfies publiés sur le réseau social Xiaohongshu (« petit livre rouge »), la jeune Li Kui lève les bras, sourire éclatant, pour montrer à ses 3 900 abonnés ses aisselles velues, avec pour hashtags « bras levés », « liberté des aisselles » ou « je me sens bien ». « Ce n’est ni un acte militant ni destiné à plaire à des hommes ayant une paraphilie, explique au Monde cette étudiante originaire du Shanxi (Nord). J’avais envie de donner à voir la diversité des choix. Ne pas se raser les aisselles est une chose normale pour les humains, hommes et femmes confondus. » Dans les commentaires, certaines femmes sont outrées. D’autres, au contraire, la félicitent, voire lui suggèrent d’aller plus loin en teintant en rose ou blond cette pilosité célébrée. « Sur Xiaohongshu et Weibo, les tutoriels de coloration partagent désormais l’espace numérique avec des campagnes virales qui contestent les canons de beauté traditionnels », relatait le quotidien hongkongais South China Morning Post, samedi 22 août. Ainsi, sur l’une de ces plateformes, une femme prénommée Shanshan expliquait avoir opté pour le jaune vif pour enfin, à travers cette démarche « se sentir [elle]-même ». Il vous reste 79.04% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
En Chine, les poils sous les bras, naturels ou flashy, s’exhibent pour dénoncer des canons de beauté artificiels
Lassées de la pression sociale en faveur de l’épilation, de plus en plus de jeunes femmes affichent fièrement leurs aisselles sur les réseaux sociaux. Autrefois hostile à ce discours féministe, l’Etat s’aligne aujourd’hui sur la quête d’authenticité au nom de la « confiance en soi culturelle ».






