Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Rassemblement national (RN) Rassemblement national (RN) Rassemblement national (RN) « Le Monde » a passé au crible les premières décisions des maires d’extrême droite élus en mars. Si les promesses fiscales ne sont pas encore tenues, les maires ont quasiment tous relevé leurs indemnités et embauchent des policiers, sans craindre de s’en prendre aux acteurs locaux politiquement hostiles. Read in English Article réservé aux abonnés La « stratégie de la cravate », Christophe Barthès n’y tenait plus – avant d’entrer à l’Assemblée nationale en juin 2022, le député de l’Aude n’en avait jamais porté, « même pour [s]es mariages ». Elu maire de Carcassonne le 22 mars, l’ex-parlementaire du Rassemblement national (RN) a adopté la stratégie de l’écharpe, qu’il prend davantage plaisir à porter : loin de Paris, les mains libres dans la cité médiévale, il y déploie la panoplie d’un pouvoir d’extrême droite, sans faux-semblants. Offensive contre les syndicats et la presse locale, atteinte au budget de la culture ou à un marché populaire de fripes, décisions symboliques flattant la fibre nationaliste de son électorat : le paysan vigneron incarne, dans ses premières semaines de mandat, l’exercice du pouvoir décomplexé des nouveaux maires RN. Non sans délectation : « C’est tellement rare que l’on fasse ce que l’on dit que les gens trouvent cela extraordinaire, feint-il de s’étonner. Mais ce que pensent les bobos, ça ne me tracasse pas. » Il vous reste 91.44% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au RN, les nouveaux maires ciblent l’Europe, la culture et les syndicats : « Ils y vont plus franchement, ils n’avaient pas agi aussi rapidement en 2014 »
« Le Monde » a passé au crible les premières décisions des maires d’extrême droite élus en mars. Si les promesses fiscales ne sont pas encore tenues, les maires ont quasiment tous relevé leurs indemnités et embauchent des policiers, sans craindre de s’en prendre aux acteurs locaux politiquement hostiles.






