La Cour suprême américaine a temporairement autorisé vendredi la poursuite des travaux de construction de la salle de bal monumentale voulue par Donald Trump à la Maison-Blanche. Ce dernier s’est dit « reconnaissant » de la décision.La plus haute instance judiciaire du pays, saisie par le président américain, a bloqué de manière temporaire un jugement précédent qui ordonnait l’arrêt des travaux de la salle de bal vendredi, à minuit.Selon la décision de la Cour, à majorité conservatrice, le projet de salle de bal, auquel s’opposent des associations de défense du patrimoine culturel, peut reprendre pendant que la procédure judiciaire se poursuit devant les juridictions inférieures.Un tribunal avait ordonné en première instance l’arrêt des travaux de la salle de réception, tout en autorisant la poursuite de la construction d’un bunker souterrain.Le 7 août, une cour d’appel fédérale avait confirmé cette décision, estimant que de tels travaux à la Maison-Blanche nécessitaient l’accord explicite du Congrès. Donald Trump avait qualifié la décision de « honte nationale ».La cour d’appel avait toutefois accordé un délai à gouvernement pour se pourvoir devant la Cour suprême, ce qu’il a fait.Un « complexe militaire » aussiDans son pourvoi, John Sauer, conseiller juridique du gouvernement, maintenait notamment qu’un « complexe militaire » serait intégré à la salle de bal, qui ne serait donc pas qu’un simple espace de réception.Face aux revers judiciaires, aux condamnations de l’opposition et aux réticences exprimées dans son propre parti, le milliardaire républicain affirme en effet depuis quelque temps que son chantier n’est pas un simple projet d’embellissement ni un caprice personnel, mais une entreprise de sécurité nationale.Il fait valoir que le bâtiment doit être équipé d’une plateforme de drones et d’autres dispositifs militaires.
La Cour suprême autorise, pour l’instant, les travaux de la salle de bal de Trump
Avec le «complexe militaire» intégré aux travaux, le gouvernement avançait l’argument de la sécurité nationale.














