Pour Matt Collyer, le Vans Warped Tour n’a jamais été qu’un simple festival. C’était un immense camp de vacances punk ambulant, une tournée imprévisible où les vedettes partageaient leur repas avec les groupes émergents, où personne ne savait à quelle heure il ferait son spectacle. Les amitiés se nouaient entre deux autobus. Près de 30 ans après y avoir fait ses premières armes avec les Planet Smashers, le musicien montréalais retrouve, cette fin de semaine, au parc Jean-Drapeau, un univers qui a profondément marqué l’histoire de son groupe.« Pour moi, c’est vraiment comme une réunion », lance Matt Collyer. Les Planet Smashers ont commencé à participer au Vans Warped Tour au milieu des années 1990, à l’époque où ils étaient encore un jeune groupe ska de Montréal avec bien plus d’enthousiasme que de moyens. Le chanteur situe leur première présence en 1995 ou 1996. Un souvenir demeure particulièrement vif : leur rencontre avec Tim Armstrong, de Rancid.« On vendait nos CD et nos t-shirts, on n’avait même pas de tente. On ne savait pas qu’il fallait avoir notre propre tente ! Tim passe devant nous et dit : Hé ! C’est toi qui fais la chanson Pierce Me ? Cool, man, right on… Pour moi, c’était comme : bon, il faut qu’on fasse notre possible. Tim Armstrong connaît notre chanson ! »