« The kids are alright », chantait Roger Daltrey en 1965. Soixante ans plus tard, c’est d’autant plus vrai : Rémi Jacques, 17 ans, et Milan Mudie, 19 ans, naviguent entre leurs études et leurs groupes, tentant de se faire un nom dans l’impitoyable industrie de la musique avec leurs formations respectives, General Chaos et Somet. Ils sont le reflet d’une jeunesse québécoise particulièrement amoureuse du punk et du rock, façonnant leurs belles années d’adolescence à coups de riffs et de spectacles.« Je me rappelle, le Pouzza, je suis allé sûrement à chaque édition, chaque année. Même quand j’avais trois, quatre ans, je ne savais pas trop ce qui se passait, mais j’ai été beaucoup exposé à ça », se remémore Rémi Jacques en entrevue au Devoir, dans l’antre du Eva B, à deux pas du site extérieur et des salles de spectacle qui accueillent la 14e édition du festival punk.Si les Foufs et le studio d’enregistrement ont été une deuxième maison pour Rémi et Milan, c’est surtout parce que leurs pères, Fred Jacques et Hugo Mudie, font partie de The Sainte Catherines, cette icône punk montréalaise qui signait justement il y a quelques semaines son retour avec la chanson The Ordinary Dirt, après 15 ans de disette discographique, et célébrera les 20 ans de son album Dancing For Decadence sur la scène extérieure du festival samedi soir.« Ça facilite pour entrer dans la musique, parce que tu es déjà exposé au monde du spectacle, tu sais un peu comment ça se feele », dit Milan Mudie, fils du cofondateur du Pouzza Fest.
Au Pouzza Fest, des punks depuis le berceau
Quand la deuxième génération trace sa propre histoire.








