Un cargo battant pavillon libérien dans le canal de Panama, le 13 mars 2026. ENEA LEBRUN/REUTERS

Passage stratégique pour le commerce maritime mondial, le canal de Panama va réduire son trafic dès septembre, en raison d’une baisse des précipitations liée à El Niño, dont l’intensité pourrait être exceptionnelle, cette année, selon la plupart des modèles climatiques.

Phénomène naturel temporaire qui se manifeste tous les deux à sept ans, El Niño est renforcé par le réchauffement climatique d’origine humaine. Il se traduit par un réchauffement des eaux de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique équatorial, qui entraîne, pendant plusieurs mois, des modifications majeures des régimes de vents, de pression et de précipitations à l’échelle mondiale.

L’épisode de cette année pourrait être le plus fort jamais enregistré, et menace de provoquer des conditions climatiques extrêmes sur le globe. D’ores et déjà, « des précipitations inférieures aux prévisions dans le bassin hydrographique du canal » de Panama ont été observées, d’après un communiqué, publié jeudi 20 août, par l’organisme public autonome exploitant cette voie reliant l’Atlantique au Pacifique.

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