Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Pixels Pixels Cybercriminalité Cybercriminalité Cybercriminalité Analyse Martin Untersinger Au-delà des annonces de court terme du premier ministre, l’Etat ne pourra faire l’économie d’efforts supplémentaires pour améliorer sa protection. Longs, coûteux, ceux-ci vont nécessiter une solide volonté politique. Publié aujourd’hui à 14h10 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Un ministre en exercice – David Amiel, chargé des comptes publics – et une directrice d’administration – Amélie Verdier, directrice générale des finances publiques –, tous deux pris en défaut par les actions d’un pirate informatique, qui présentent leurs « excuses » aux Français. Des politiques de tout bord qui s’indignent, réclamant là des explications au gouvernement, ici une commission d’enquête parlementaire ou même la démission du ministre concerné. Le piratage qui a touché la direction générale des finances publiques (DGFiP), et compromis les informations fiscales d’un peu plus de 300 000 Français, semble avoir fait de la sécurité informatique un sujet éminemment politique. Tant mieux : les centaines de piratages en tout genre qui, depuis vingt ans, fragilisent quotidiennement notre pays ont eu tendance, c’est un euphémisme, à laisser de marbre nos dirigeants. Et que serait un fait divers sans son cortège d’annonces diverses et ses effets de manche ? David Amiel et Amélie Verdier ont listé, mardi 18 août, devant la presse, des mesures en matière de cybersécurité qui seront prises à la DGFiP. Certaines étaient déjà en chantier, d’autres, déjà partiellement appliquées ; toutes sont de bon sens, aucune n’est révolutionnaire. Le lendemain, le premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé, dans un courrier à Marc Roche, le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, la création d’une « task force » pour répondre aux cyberattaques touchant l’Etat : des experts triés sur le volet, envoyés en urgence au chevet des ministères dont les systèmes ont été victimes de piratage pour déjouer les plans des hackeurs. Il vous reste 69.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.