Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Pixels Pixels Cybercriminalité Cybercriminalité Cybercriminalité Le fisc a reconnu, jeudi 13 août, avoir été la cible d’un nouveau piratage. L’ampleur de la compromission est encore floue, mais elle pourrait concerner plusieurs centaines de milliers de Français. Article réservé aux abonnés Le scénario est désormais bien connu : un pirate informatique revendique une attaque contre un système de l’Etat, avant que ce dernier ne reconnaisse que des données personnelles de Français dont il avait la charge sont effectivement dans la nature. C’est ce qu’il s’est passé, mercredi 12 août. En début d’après-midi, un pirate informatique a affirmé sur un forum fréquenté par les cybercriminels avoir mis la main sur des données issues d’une des principales directions du ministère de l’économie, mais aussi l’une des plus sensibles, la direction générale des finances publiques (DGFiP). C’est elle, notamment, qui gère la plate-forme Impots.gouv.fr, cible du pirate. Ce dernier a offert les données dérobées à la vente, pour un montant qu’il n’a pas précisé. Jeudi 13 août, en début de soirée, le ministère a reconnu par voie de communiqué avoir été victime d’un piratage et d’une fuite de données. La chronologie des événements est embarrassante pour le ministère. Ce dernier reconnaît avoir coupé l’accès du pirate à son réseau « fin juin » lors d’un « contrôle » sans pour autant avoir détecté l’extraction des données. Cela corrobore en partie les déclarations du pirate, qui, dans sa revendication, affirme avoir pu se connecter à un VPN (un système qui permet, notamment, d’accéder à distance à un système informatique) lui ouvrant un « outil interne » de la DGFiP. « Nous avons été déconnectés assez rapidement. Le gouvernement n’a pas du tout mentionné cette intrusion, même s’ils ont clairement vu que nous étions en train d’extraire [des données] », poursuit le pirate dans son texte. Il vous reste 77.14% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.