Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma Le cinéaste a puisé dans ses souvenirs d’enfance pour mettre en scène la disparition d’une entreprise familiale de feux d’artifice menacée d’expropriation par des travaux d’urbanisation. Article réservé aux abonnés Le réalisateur Yoshitoshi Shinomiya reconnaît bien volontiers que son premier long-métrage d’animation, Une aube nouvelle, sorti en salle mercredi 12 août, « parle indirectement de [son] enfance et de [sa] propre histoire ». Celle d’un jeune rural parti à la ville et confronté à la question de reprendre un jour l’entreprise familiale. « Ma famille avait une société de pêche et, depuis tout petit, je savais que, tôt ou tard, la question se poserait, même si mes parents ne m’ont jamais obligé », confie l’artiste lors du Festival international du film d’animation d’Annecy, en juin, où son film a remporté le prix du jury dans la sélection Contrechamp. « Mais finalement, j’ai pris un chemin totalement différent. » Celui qui a fait de la peinture traditionnelle japonaise sa vocation, avant de faire de l’animation pour la publicité et des clips musicaux, a quitté la ville de Miura, située sur la péninsule du même nom, dans la préfecture de Kanagawa, pour Tokyo. Il avait 15 ans. Il s’en est tenu éloigné jusqu’à la naissance de son premier enfant et la reprise de l’entreprise familiale par un tiers. Intéressé de longue date par les questions du terroir, de la tradition, de la continuité et de la transmission, l’artiste aura consacré dix ans à l’élaboration de son film. Il vous reste 76.46% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Pour « Une aube nouvelle », le réalisateur Yoshitoshi Shinomiya a multiplié les techniques d’animation en véritable artificier du dessin
Le cinéaste a puisé dans ses souvenirs d’enfance pour mettre en scène la disparition d’une entreprise familiale de feux d’artifice menacée d’expropriation par des travaux d’urbanisation.









