Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma Dans un paysage de la création japonaise en manque de nouveaux visages, Yoshitoshi Shinomiya se distingue avec l’histoire de trois amis décidés à tirer un ultime feu d’artifice avant la destruction de l’entreprise familiale. Article réservé aux abonnés L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR Au Japon, le long-métrage d’animation se porte bien, et connaît même un boom insolent (des recettes estimées à 25 milliards de dollars en 2024, soit environ 23 millions d’euros), mais la création fait grise mine, les studios indépendants baissent le rideau les uns après les autres. Dans un tel contexte, peu propice au renouvellement des signatures (les plus identifiées comme Makoto Shinkai, Mamoru Hosoda ou Masaaki Yuasa ont aujourd’hui entre 50 et 60 ans), tout frémissement est bon à prendre. C’est dans cette optique qu’il faut accueillir Une aube nouvelle, fruit d’une collaboration entre le Japon et la France, via le studio Miyu, devenu en quinze ans un fer de lance de l’animation ambitieuse (Saules aveugles, femme endormie, de Pierre Földes, sorti en 2023). Il marque les débuts de Yoshitoshi Shinomiya, venu de la peinture et remarqué pour ses travaux sur les décors de Your Name (Makoto Shinkai, 2016) ou Dans un recoin de ce monde (Sunao Katabuchi, 2017). Trois amis d’enfance se retrouvent dans leur petite commune natale de la péninsule balnéaire de Miura, au sein d’une grande maison-atelier surplombant la baie, où l’on avait pris l’habitude de commémorer, depuis plus de trois cents ans, un haut fait de piraterie par un festival de feux d’artifice. Mais les projets de développement sont passés par là, la baie est désormais recouverte de panneaux solaires, l’entreprise familiale a fermé et la demeure est mise sous scellés pour une évacuation imminente. Il vous reste 61.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Une aube nouvelle » : un premier film d’animation délicat et mélancolique sur l’adieu à l’enfance
Dans un paysage de la création japonaise en manque de nouveaux visages, Yoshitoshi Shinomiya se distingue avec l’histoire de trois amis décidés à tirer un ultime feu d’artifice avant la destruction de l’entreprise familiale.








