Un nénuphar dans les jardins Albert-Kahn à Boulogne-Billancourt, le 21 juillet 2026. EMMA LE DOYEN POUR M LE MAGAZINE DU MONDE. REMERCIEMENTS AU MUSÉE DÉPARTEMENTAL ALBERT-KAHN
Il flotte, désinvolte. Les promeneurs le montrent du doigt. Le nénuphar continue de faire la planche, le cœur ouvert au soleil, les pétales en éventail à la surface de l’eau, ses feuilles rondes étales et les racines plongées dans la vase. Tranquille. Ses exigences sont étonnamment raisonnables. « Une profondeur d’eau proportionnelle à sa taille, un peu de terre et du soleil, et il est là pour des années », explique Yannick Fougeron, collectionneur et pépiniériste chez Nénuphars du monde, dans les Côtes-d’Armor.
Entre mai et septembre, le nymphéa « a toujours au moins un bouton en préparation sous l’eau », prêt à venir prendre l’air et se laisser dériver quelques jours, qu’il soit d’origine asiatique, américaine ou européenne.
Le pépiniériste de Rostrenen le considère comme « le rosier des bassins ». Lui aussi est doté d’un parfum délicat et existe en dizaines et dizaines de variétés, des plus sages aux plus extravagantes, du blanc pur au jaune, rose, rouge, violet, des panachés, des dégradés. Certaines présentent des fleurs simples ou doubles, minuscules, à peine plus grandes qu’une pièce de 2 euros, d’autres, au contraire, spectaculaires. Ses feuilles varient du rouge au vert et se couvrent parfois de motifs striés.






