Cinéma VIDÉO — Chaque semaine, nos critiques commentent un film sorti en salles. Aujourd’hui, le nouveau long métrage du cinéaste japonais, avec Virginie Efira et Tao Okamoto, récompensées au Festival de Cannes 2026. Par Samuel Douhaire, Marie Sauvion Publié le 15 août 2026 à 11h00 C‘est auréolé d’un double prix d’interprétation féminine amplement mérité que débarque en salles le nouveau long (très long) métrage de Ryūsuke Hamaguchi (3h16). Après Drive my Car (2021) et Le mal n’existe pas, Grand Prix du Jury à Venise en 2023, le cinéaste japonais est de retour dans les salles avec Soudain. L’histoire — inspirée de faits réels — d’une amitié profonde et passionnante entre Marie-Lou, directrice d’un Ehpad aux méthodes de soins et d’accompagnement profondément progressistes et humanistes mais surtout au bord d’un burn-out, et de Mari, jeune metteuse en scène japonaise qui se bat contre un cancer. Découvrir la note et la critique “Soudain”, de Ryūsuke Hamaguchi : une ode à l’empathie bouleversante et d’une liberté rare

Pour Samuel Douhaire, c’est un film bavard comme sait les faire Hamaguchi. Ça parle, certes, mais pas pour ne rien dire. Et c’est tant mieux, le film s’étirant sur plus de trois heures que notre critique n’a pas vues passer : « Les paroles sont passionnantes, et la mise en scène de cette parole l’est tout autant. » Il salue également, comme sa complice de studio vidéo et de bureau Marie Sauvion, la magistrale performance des deux actrices (Virginie Efira et Tao Okamoto), ces comédiennes qui ont su jouer dans une langue qui n’est pas la leur et qui ont su rendre l’émotion et l’intensité du texte. Pour Marie Sauvion, le coup de maître de Hamaguchi est de s’affranchir de tous les formats qu’on connaît, de se débarrasser du romanesque et autres futilités. En ressort un film qui chamboule, qui peut agacer également mais qui est absolument passionnant. Et s’il peut paraître parfois trop didactique pour Samuel Douhaire, le film reste profondément politique : « Il est fort, il est puissant et il fait du bien à entendre. » À lire aussi : Ryūsuke Hamaguchi, réalisateur de “Soudain” : “Je voulais qu’il y ait du plaisir et de la joie jusqu’au bout” Cinéma Face-à-face Vidéos Virginie Efira Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner