Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement « L’envers du décor » (6/6). Temps forts pour les maisons de mode, les défilés sont parfois l’occasion de mises en scène particulièrement spectaculaires. En octobre 2012, Marc Jacobs, qui officie chez Louis Vuitton, demande au plasticien Daniel Buren d’aménager la cour Carrée du Louvre pour sa collection printemps-été. Article réservé aux abonnés Mercredi 3 octobre 2012. C’est le dernier jour des collections printemps-été 2013, à Paris. Deux défilés ont particulièrement retenu l’attention lors de cette fashion week : les premiers pas de Raf Simons dans l’exercice très attendu du prêt-à-porter chez Dior, ainsi que ceux d’Hedi Slimane chez Saint Laurent. Marc Jacobs, lui, officie chez Louis Vuitton depuis 1997. Il y a créé le premier vestiaire complet, inaugurant l’histoire d’amour pérenne de la griffe avec la mode ; il a surtout multiplié les collaborations avec les artistes, donnant le top départ d’une surenchère d’associations plus ou moins réussies dans toute l’industrie du luxe. C’est à Daniel Buren, artiste plasticien français de renom, qu’il confie la réalisation du décor de ce défilé. Tout est allé très vite. « Je crois qu’entre notre première prise de contact et le défilé en question, il ne s’est pas écoulé plus de trois semaines », se souvient aujourd’hui Daniel Buren, du haut de ses 88 ans. Direction la cour Carrée du Louvre, où la marque a installé une immense tente pour accueillir ses invités. « Lors d’une des premières visites du lieu, les équipes m’ont dit avoir à disposition quatre Escalator, qui avaient dû leur servir pour un précédent événement. Ça m’a donné l’idée ! » A savoir faire descendre (et remonter) les mannequins grâce à ces escaliers mécaniques, installés en bout de podium. Ce dernier, de près de 100 mètres de long, est entièrement composé de carreaux rectangulaires en verre, jaune et blanc, motif que l’on retrouve sur les marches des escalators, inspiré certes des travaux du plasticien mais qui fait aussi écho à la toile « damier » historique du malletier. Il vous reste 43.29% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.