La maison Abraham-Dubois sera bel et bien livrée aux démolisseurs, mais la date de sa disparition n’est pas encore arrêtée, contrairement à des informations qui ont ameuté ceux qui regrettent que cette pièce d’histoire de Boisbriand soit rasée.Le journal local, Nord Info, de même que plusieurs pages de réseaux sociaux ont annoncé le début des travaux pour le 24 août. Or, la Ville de Boisbriand affirme au Devoir qu’aucune date de démolition n’a encore été déterminée, le contrat n’ayant pas encore été octroyé. La municipalité demeure cependant résolue à faire disparaître cette maison patrimoniale, même si elle l’avait protégée en 2001 en vertu de la loi, lui conférant alors le statut de « monument historique ».Construite entre 1795 et 1800, la maison de pierres du chemin de la Grande-Côte compte parmi les plus anciennes de Boisbriand. Le Répertoire du patrimoine culturel du Québec souligne sa valeur architecturale, la considérant comme représentative de la maison rurale d’inspiration française. Il la présente également comme un « témoin important de l’histoire de Boisbriand et de l’apport de la famille Dubois ». Cette famille de cultivateurs est présente dans le secteur de la rivière des Mille Îles depuis le XVIIIe siècle. La propriété est restée dans la famille pendant plus de 150 ans, de 1837 à 2004. L’implantation de cette demeure, face à la rivière des Mille Îles, rappelle l’ancien paysage rural de ce secteur désormais cerné par des habitations récentes.
Boisbriand maintient sa décision de démolir la maison Abraham-Dubois
Le sort de la maison Abraham-Dubois paraît scellé, même si la date de sa démolition reste encore à déterminer.






