En attendant que les autobus de campagne des partis politiques prennent la route, la Coalition Interjeunes, qui regroupe plus de 450 organismes communautaires autonomes œuvrant auprès de la jeunesse, a lancé sa propre caravane électorale, mercredi.Le mot d’ordre de cette campagne de mobilisation est simple : pas de politique jeunesse sans les jeunes.Sans attendre le déclenchement officiel de la campagne, les équipes de la coalition, avec en tête de jeunes ambassadeurs, s’arrêteront à Montréal, Québec et dans une troisième ville à déterminer. Au menu : des rencontres entre candidats et jeunes citoyens pour faire connaître les besoins et revendications de la nouvelle génération.
« Les jeunes aussi partent en campagne car ils veulent être entendus », a expliqué au Devoir Annick Daigneault, responsable des communications et des événements chez la Coalition Interjeunes.« On veut que les enjeux de jeunesse soient au cœur de la campagne électorale, mais aussi bâtir un lien avec les candidats pour qu’ils se rappellent de nous quand ça va être le temps lors des quatre prochaines années de penser les politiques qui touchent la jeunesse. »Lors de ces rencontres, les rôles habituels sont inversés. Ce sont les politiciens qui adressent des questions aux jeunes, et non l’inverse. Une façon d'assurer que leurs réalités propres sont prises en compte.Mercredi, lors du lancement de l’initiative dans les locaux de l’organisme Dans la rue, les quatre candidats déclarés dans la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques étaient sur place pour écouter les témoignages de cinq « ambassadeurs » aux parcours de vie marqués par des enjeux comme le logement, l’éducation, la santé mentale, l’immigration ou encore la transphobie.Pour Alicia Monette, ex-placée de la DPJ qui fréquente l’école de rue de l’organisme Dans la rue, la flexibilité du système scolaire est une priorité.« J’ai fréquenté 5 écoles secondaires. Je n’ai pas trouvé ma place jusqu’à temps que j’arrive ici, à mon école de rue. Mes enfants sont maintenant dans le système scolaire, puis je me rends compte que les choses n’ont pas changé. Je le vois avec eux le manque de personnel, le manque de formation, l’incompréhension de certains enjeux », raconte la jeune ambassadrice, mère de trois enfants.









