Pour convaincre les jeunes de participer à la vie démocratique, il faut les toucher dans leurs centres d’intérêt. C’est le pari qu’a fait Marion Carpentier, de l’organisme Nouvelle Majorité, qui vise à stimuler la participation des jeunes à la démocratie dans tout le Canada.Elle propose aux jeunes de 18 à 30 ans de venir se choisir gratuitement la tenue dans laquelle ils iront voter le jour des élections provinciales du 5 octobre. « Je me suis dit : quel meilleur moyen d’aller chercher les jeunes que par quelque chose qui leur parle ? dit Marion Carpentier, qui a elle-même moins de 30 ans. Je sais que moi-même, mes amis et plusieurs personnes dans mon entourage, on aime beaucoup la mode, on aime beaucoup aller en friperie. Donc, c’est un moyen d’intéresser les jeunes assez facilement. Puis, si je peux faire en sorte que les gens aient accès à un accès facile à des vêtements de manière gratuite, c’est un plus. »Ces vêtements ont été amassés auprès d’organismes communautaires ou de particuliers. L’événement se tiendra le dimanche 16 août, de 16 h à 18 h, au Centre communautaire Val-Martin de Laval (3700, boulevard Notre-Dame).
« On essaie vraiment de mettre l’accent sur la partie amusante, sur la partie ludique, pour que les jeunes essaient de s’intéresser un peu plus au vote et à la vie démocratique », dit Manon Carpentier, qui a eu, dans ce contexte, l’idée de cette friperie gratuite. Déjà, cet été, des employés de Nouvelle Majorité ont ratissé les parcs de Montréal pour rencontrer les jeunes et se renseigner sur leurs intérêts et leurs préoccupations.L’organisme non partisan Nouvelle Majorité a été fondé en 2019 par Aaron Myran pour promouvoir la démocratie et encourager la participation électorale des jeunes, en particulier chez les jeunes non engagés.Les jeunes de Montréal donnent sensiblement les mêmes réponses que ceux du reste du Canada, selon Amanda Munday, directrice générale de Nouvelle Majorité. Selon l’échantillon sondé à Montréal cet été, ils se préoccupent de l’abordabilité, de l’accès au logement et à l’emploi, du climat et de la souveraineté. Ces dernières années, les jeunes Québécois ont été plus nombreux à se rendre aux urnes que leurs pairs canadiens, dit Mme Munday, et ces tendances fluctuent. « C’est sans doute lié à la culture d’activation et d’engagement propre au Québec, ainsi qu’à la force de son mouvement étudiant », fait-elle remarquer, en convenant que cet engagement est en déclin ces dernières années.









