Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Biodiversité Biodiversité Biodiversité Analyse Perrine Mouterde Les flamants roses, le castor et de nombreux rapaces ont bénéficié du texte promulgué en juillet 1976, qui a notamment instauré un régime de protection des espèces et reconnu la sensibilité animale. Les associations dénoncent la multiplication des accrocs. Publié aujourd’hui à 05h30 Temps de Lecture 5 min. Article réservé aux abonnés Dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale sont réunis des députés, majoritairement de droite. Après des années de bataille politique et des heures de débats, ils s’apprêtent à se prononcer sur le projet de loi de protection de la nature. A la tribune, le ministre de la qualité de la vie, André Fosset, titulaire du portefeuille de l’environnement du gouvernement Chirac, leur adresse un dernier message : ce texte permettra « d’assurer enfin la protection de l’environnement, essentielle à la vie de l’homme », plaide-t-il. Le texte est finalement adopté à 467 voix contre 1. « L’unanimité pour la nature », titre alors Le Monde. C’était il y a cinquante ans : votée en avril 1976, promulguée le 10 juillet, la loi sur la protection de la nature est considérée comme l’acte fondateur du droit de l’environnement. Elle dote le pays de principes et de dispositifs toujours en vigueur, qui ont permis des avancées considérables. Mais alors qu’en cet été 2026, le Parlement a adopté une loi d’urgence agricole contestée pour ses conséquences pour l’environnement, l’héritage de ce texte apparaît menacé, voire « violemment attaqué », selon une quinzaine d’organisations de protection de la nature, dont la Ligue pour la protection des oiseaux, les conservatoires d’espaces naturels ou le Fonds mondial pour la nature. « La France ne peut pas célébrer un texte fondateur tout en organisant son effacement », déplorent-elles dans un communiqué commun. Il vous reste 81.73% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.