L’Agence internationale de l’énergie (AIE), et l’OPEP, dans une moindre mesure, ont encore abaissé mercredi leurs prévisions de demande mondiale de pétrole en 2026, faute de perspective d’une résolution rapide du conflit au Moyen-Orient entre les États-Unis et l’Iran, qui plombe l’offre d’or noir.Le monde s’enfonce dans un marché pétrolier déficitaire alors que la fermeture persistante du détroit d’Ormuz, point de passage maritime crucial pour 20 % des hydrocarbures dans le monde, continue de perturber les chaînes d’approvisionnement internationales et réduit la disponibilité des produits pétroliers.Selon l’AIE, la balance pétrolière mondiale devrait désormais afficher un déficit de 1,8 million de barils par jour au 3e trimestre, soit plus du double de son estimation du mois dernier.Le marché est toujours privé d’environ 8,3 millions de barils par jour (mb / j) de la production de brut du Golfe en raison de la crise du détroit d’Ormuz, qualifiée par l’AIE de « plus grande perturbation de l’offre mondiale de pétrole jamais enregistrée », dans son rapport mensuel qui révise chaque mois les prévisions sur le marché pétrolier.En conséquence, « faute d’un accord permettant la réouverture d’Ormuz et d’un transit sans entrave par le détroit de Bab el-Mandeb », en proie aux attaques des Houthis pro-iranien, l’Agence de l’énergie de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a « de nouveau revu à la baisse » ses prévisions d’offre « pour le reste de l’année ».