Le Parlement libanais, à Beyrouth, en mars 2026. FADEL ITANI/AFP

Le Parlement libanais a voté, mercredi 12 août, une vaste loi d’amnistie générale devant profiter à des milliers de prisonniers et personnes recherchées par la justice, une première depuis 1991 et la fin de la guerre civile. La présidence de l’Assemblée a ainsi annoncé « l’adoption de la proposition de loi accordant une amnistie générale et réduisant, à titre exceptionnel (…) la durée de certaines peines ». Cette mesure, soutenue par plusieurs groupes politiques, polarise le débat depuis des années.

Les autorités n’ont pas précisé dans l’immédiat combien de personnes étaient concernées. Les députés à l’initiative de la loi l’ont justifiée par la surpopulation carcérale dans un contexte de lenteur procédurale endémique. Selon le rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, le taux de surpopulation carcérale atteignait 300 % en 2025. L’administration pénitentiaire recensait 6 268 détenus à la fin de mars.

Selon Imad Al-Hout, l’un des députés les plus actifs sur le sujet, la loi va permettre de réduire les peines des condamnés à mort et à la réclusion criminelle à perpétuité à une dizaine d’années de détention effectives. Elle prévoit également la libération des prisonniers incarcérés depuis plus de douze ans dans l’attente d’un jugement.