Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Liban Liban Liban La Chambre des députés a adopté à la majorité, mardi, l’abolition de la peine de mort, mettant un terme à un combat mené depuis les années 1990 par des militants de la société civile. Si le pays n’avait plus procédé à des exécutions capitales depuis 2004, 85 condamnés à mort étaient encore recensés dans ses prisons. Article réservé aux abonnés Avocat et directeur de l’ONG juridique The Legal Agenda, Nizar Saghieh se souvient d’avoir participé à un « sit-in de protestation avec une poignée de militants de la société civile, dans la nuit », devant la prison centrale de Roumieh, au nord de Beyrouth, à quelques heures de l’exécution programmée de trois condamnés à mort, le 17 janvier 2004. La mobilisation n’inversa pas le cours des choses. Mais ce fut la dernière fois, ce jour-là, que la peine capitale fut appliquée au Liban. Après un moratoire de vingt-deux ans, la Chambre des députés en a voté l’abolition à la majorité, mardi 11 août. « C’est une grande victoire, qui protège la dignité de l’être humain, se félicite auprès du Monde la députée indépendante Halimé Kaakour, qui s’est engagée pour cette abrogation. Même si la peine de mort n’était plus mise en pratique, elle existait toujours dans les textes : l’abolir signifie ne plus courir le risque que son exécution soit réclamée à un moment ou un autre. » Les députés du Hezbollah ont quitté la séance avant le vote. Le texte doit être signé par le président libanais, Joseph Aoun, ce qui devrait être une formalité. Les amendements adoptés prévoient une application rétroactive de l’abolition de la peine de mort, et le remplacement de celle-ci par la réclusion à perpétuité assortie de travaux forcés. La peine capitale avait continué d’être prononcée par les tribunaux, y compris quelques jours avant le vote des députés. En début d’année, 85 condamnés à mort étaient recensés en prison. Il vous reste 70.38% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.