Le Parlement libanais, place Nejmeh à Beyrouth, le 15 avril 2026. ANWAR AMRO/AFP

Le Parlement libanais a adopté, mardi, l’abolition de la peine de mort, une première au Proche- et au Moyen-Orient. « Le projet de loi visant à abolir la peine de mort au Liban a été approuvé », a annoncé le bureau du président du Parlement.

Le texte précise que les crimes commis avant l’entrée en vigueur de cette loi seront passibles d’une peine d’emprisonnement à perpétuité. Le pays n’a pas procédé à des exécutions depuis 2004.

Le ministre de la justice, Adel Nassar, a salué une décision « historique », soulignant que, grâce à ce vote, Beyrouth ne serait plus débouté de ses demandes d’extradition de suspects de la part de pays où la peine de mort est abolie.

C’est « une étape monumentale pour les droits humains dans le pays, une rupture claire avec une sentence cruelle et arbitraire qui n’aurait jamais dû être prononcée », a déclaré de son côté Ramzi Kaiss, chercheur de l’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW).