Tous les jours, c’est le même rituel. Gilles prend le chemin du bois aux petites heures du matin, avec sept à dix litres d’eau : « Les animaux savent maintenant qu’il y a des points d’eau ici. » Cet habitant de Maurecourt (Yvelines) vient remplir les gamelles qu’il a posées sur le sol d’une petite bande de terrain préservée non loin de Cergy (Val-d’Oise). « J’y retourne aussi le soir, surtout en ce moment, la semaine va être très chaude. » Des chevreuils, des renards ou encore des fouines viennent s’abreuver dans ces boîtes qu’il retrouve toujours vides depuis qu’il a commencé ses allers-retours, dès la première canicule de l’année, en mai.
Quand il en a le temps, Gilles reste volontiers pour observer les occupants de ce petit coin de nature, à deux pas d’une zone urbaine. « Au départ, j’étais super camouflé, les chevreuils restaient trois ou quatre minutes et puis ils se sauvaient. Maintenant ce sont mes potes ! » s’amuse-t-il.














