Pesticides, cadmium dans certaines céréales, résidus d’hexane, additifs alimentaires, microplastiques : à force d’alertes et de révélations, une même impression s’installe chez beaucoup de consommateurs. Celle que tout ce qui arrive dans l’assiette est potentiellement dangereux. En 2026, cette inquiétude est compréhensible. Ces sujets sont très médiatisés, et ils ne doivent pas être balayés d’un revers de main.
Il faut d’ailleurs le rappeler clairement : si les autorités sanitaires surveillent ces substances, c’est bien parce qu’elles peuvent avoir des effets sur la santé lorsque l’exposition atteint des niveaux suffisamment élevés. Le sujet existe donc bel et bien. Mais pour comprendre ce qu’il représente réellement, encore faut-il remettre les risques dans leur contexte.
Tous les risques n’ont pas le même poidsEn santé publique, tous les facteurs de risque n’ont pas la même importance. Or, l’attention se porte parfois massivement sur des menaces diffuses, invisibles, complexes, alors que d’autres dangers, beaucoup mieux documentés et bien plus lourds en conséquences, restent au second plan.
L’exemple le plus frappant reste le tabac, responsable d’environ 75.000 décès par an en France. L’alcool provoque lui aussi plusieurs dizaines de milliers de morts. À cela s’ajoutent la sédentarité, le manque d’activité physique ou encore une alimentation trop pauvre en fruits, légumes et fibres, dont l’impact sur la santé est majeur.






