Publié le 11 août 2026 à 16:49.
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Les députés hongrois ont élu mardi chef de l’Etat un ancien président de la Cour suprême, Andras Baka, espérant selon des experts que sa probité rassure sur la conformité des réformes destinées à rétablir l’Etat de droit.Le parlement, où le parti au pouvoir Tisza détient la majorité des deux tiers, a élu Andras Baka avec 140 voix pour, six contre et aucune abstention.L’ancien plus haut magistrat hongrois, âgé aujourd’hui de 73 ans, est «digne d’incarner l’unité de la Nation», avait salué auparavant le chef du gouvernement pro-européen Peter Magyar sur Facebook, estimant que sa vie est «un exemple d’engagement envers l’Etat de droit».
Evincé en 2012
En le choisissant pour ces fonctions largement protocolaires, le nouveau pouvoir issu des élections législatives d’avril rend justice à l’homme ayant «dit non» au nationaliste Viktor Orban, qui a dirigé son pays de 2010 à 2026. Andras Baka avait été évincé de la présidence de la Cour suprême de Hongrie en 2012, après avoir qualifié de purge déguisée l’abaissement de l’âge de départ à la retraite des juges.Il avait obtenu gain de cause quatre ans plus tard devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), qui avait reconnu le caractère politique de son limogeage. «Il était allé jusqu’au bout pour démontrer que ce qui lui était arrivé était contraire au droit européen», explique l’analyste Bulcsu Zsiga, du Centre pour l’analyse politique équitable.










