Le juge hongrois Andras Baka, le 8 février 2022, à Budapest (Hongrie). PETER KOHALMI/AFP
Le parti du premier ministre hongrois, Péter Magyar, a choisi, samedi 8 août, comme candidat à la présidence du pays Andras Baka, ex-président de la Cour suprême qui avait été destitué par l’ancien premier ministre Viktor Orban pour s’être opposé à lui. Le groupe parlementaire Tisza, largement majoritaire à l’Assemblée nationale, l’a annoncé dans un communiqué.
Le Parlement hongrois, monocaméral, doit élire mardi un successeur au président hongrois, Tamas Sulyok, allié de Viktor Orban et dont il a écourté le mandat par un amendement constitutionnel. Sa destitution s’inscrit dans la volonté de Péter Magyar, un conservateur pro-européen, de desserrer l’emprise de son prédécesseur sur les institutions d’Etat, après avoir mis fin aux seize années de pouvoir du dirigeant nationaliste lors des élections d’avril.
Connu comme « le juge qui a dit non » à Viktor Orban, Andras Baka, 73 ans, avait été destitué de la présidence de la Cour suprême du jour au lendemain, en 2012, pour avoir dénoncé comme une purge déguisée de la magistrature l’abaissement de l’âge de départ à la retraite des juges, ramené de 70 ans à 62 ans. La Cour de justice de l’Union européenne a eu beau juger cette loi contraire au droit communautaire, Viktor Orban n’a pas reculé.










