Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Arts Arts Arts Exposés dans les chais d’un ancien domaine viticole, les sculptures, installations, vidéos et dessins de la plasticienne donnent forme à ce que nous nous évertuons à dissimuler : nos obsessions et nos fragilités les plus intimes. Article réservé aux abonnés Jeanne Susplugas se donne les sujets les plus difficiles : le fonctionnement de l’esprit humain, les altérations qu’il subit, les obsessions qui le possèdent, les addictions qui le tiennent captif. Ces sujets sont du ressort des neurosciences, de la psychiatrie, des études du comportement et de la sociologie. Il en est ainsi depuis ses premiers travaux, il y a plus de vingt ans, Jeanne Susplugas étant née à Montpellier en 1974. Or, elle ne travaille pas dans un laboratoire, mais dans un atelier, où elle pratique dessin, installation, sculpture et vidéo. Ces modes de création semblent a priori peu faits pour de tels questionnements abstraits. Or, non seulement ils opèrent, mais ils attirent du côté de l’inquiétude et du malaise. Il n’y a en effet aucun doute sur ce point : il faut peu de temps pour que les travaux de Susplugas produisent de tels effets. Son exposition, plus vaste et complète que celle qu’elle a faite en 2023 au Centre Pompidou-Metz, réunit des œuvres plus anciennes à de très récentes, se tient dans un lieu ouvert en 2025, le domaine de Roueïre, centre d’arts et du patrimoine, dans l’Hérault, qui occupe les chais d’un ancien domaine viticole. Il vous reste 81.68% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.