Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement L'époque L'époque L'époque Dépendance Dépendance Dépendance « La France buissonnière ». Deux artistes, Léontine et Octavio, se rendent chez les plus fragiles pour briser leur isolement d’un rire salvateur et résilient. Article réservé aux abonnés Tout, absolument tout se livre désormais à domicile : des livres (à lire), des livres (de pommes de terre), des vilebrequins, des tables de ping-pong, des ratons laveurs (en peluche)… Alors pourquoi pas des tranches de rire ?, se sont demandé Léontine et Octavio, deux clowns sans cirque installés à Saint-Amand-Montrond (Cher), avant de lancer leur projet : rendre visite à leurs spectateurs dans le propre salon de ces derniers, au fil de « tournées » dans des communes du sud du département. Leur public ? Trié sur le volet : peu d’enfants le composent, mais beaucoup de retraités en perte d’autonomie, de handicapés, de déficients mentaux légers, de malades chroniques et de familles précarisées qui ont en commun de se trouver dans une situation d’isolement. Les deux membres de la compagnie La Quincaillerie font œuvre humoristico-sociale, en collaboration avec les aidants familiaux et les professionnelles de l’accompagnement déjà présentes sur le terrain – auxiliaires de vie, infirmières, assistantes sociales. L’idée a pris forme dans l’esprit de Béatrice Védrine, alias Léontine, pendant la pandémie de Covid-19. « Nous étions très frustrés de ne pas pouvoir exercer notre métier, raconte la comédienne. Et très inquiets de voir toutes ces personnes isolées qui risquaient de le devenir encore plus avec le confinement. » Une visite à une proche, elle-même isolée, l’a convaincue que l’art du clown avait peut-être un rôle à jouer face au fléau de la « mort sociale ». Il vous reste 67.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.