Le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, à Washington, le 31 janvier 2024. BRENDAN SMIALOWSKI/AFP
Un juge fédéral californien, P. Casey Pitts, a sanctionné Meta, lundi 10 août, pour avoir détruit des preuves dans l’affaire l’opposant au milliardaire australien, Andrew Forrest, qui accuse la maison mère de Facebook d’avoir laissé prospérer des publicités frauduleuses utilisant son image pour promouvoir de faux investissements en cryptomonnaies.
Dans sa décision, le juge a estimé que le groupe de Menlo Park (Californie) a bien détruit ou laissé s’effacer des données essentielles, causant un préjudice au plaignant. Meta affirmait avoir eu besoin de deux ans pour découvrir l’existence de ces données dans ses propres systèmes, ce qui n’est « tout simplement pas crédible », balaie le magistrat. Il n’a toutefois pas retenu l’intention de nuire, préférant qualifier le comportement du groupe de « négligence grave ». Si l’affaire va jusqu’au procès, il reviendra au jury de trancher cette question.
Obtenir la reconnaissance que Meta est responsable de la disparition de ces preuves est au cœur de la stratégie du célèbre magnat minier : ce dernier cherche à démontrer devant la justice que Meta modifie activement les publicités qu’il diffuse sur ses réseaux sociaux et peut donc être tenu responsable de leur contenu frauduleux.











