La centrale nucléaire de Cattenom (Moselle), le 5 août 2026. JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN /AFP

Le parc de réacteurs nucléaires d’EDF a atteint son record d’indisponibilités liées à la sécheresse et aux fortes chaleurs, avec un taux de 15,6 % de puissance manquante atteint dimanche 9 août dans l’après-midi, selon des calculs de l’Agence France-Presse (AFP) réalisés à partir des données publiées depuis 2015 par EDF.

Jamais autant de puissance nucléaire électrique n’avait manqué en France à cause de la hausse des températures des cours d’eau et de la baisse de leur débit. Pour cette journée de dimanche, cinq réacteurs (Tricastin 1 et 4, Saint-Alban 1 et 2, Bugey 3) ont dû adapter leur puissance à cause des fortes chaleurs et quatre réacteurs étaient à l’arrêt (Golfech 2, Chooz 1 et 2, Cattenom 1) et le sont toujours à la date de lundi.

EDF a également battu un record en nombre de réacteurs contraints de réduire ou d’arrêter leur production à cause de ces « contraintes environnementales » ou « causes externes liées à l’environnement », selon les termes d’EDF, soit neuf unités en réduction de puissance et trois à l’arrêt complet (Chooz 2, Golfech 2, Bugey 3), dans la soirée du 14 au 15 juillet.