Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Agriculture & Alimentation Agriculture & Alimentation Agriculture & Alimentation Essentielles pour exercer, les licences sont de plus en plus difficiles à obtenir dans la région. Des marins pêcheurs déplorent un système d’attribution opaque quand le marché des bateaux d’occasion n’a, lui, cessé de flamber. Article réservé aux abonnés Sur son parc conchylicole à La Forêt-Fouesnant (Finistère), Julien Baccon assiste à un redoutable spectacle. Des bancs de dorades royales s’engouffrent dans son élevage de coques et de palourdes et dévorent les bivalves, parfois « le quart du parc en une marée ». « Il me faudrait une licence canot pour pouvoir pêcher ces poissons et ralentir la prédation, décrit le trentenaire, à la tête de son entreprise depuis 2021. Seulement, cela fait un an et demi que j’en demande une et que je n’en ai toujours pas obtenu. Cette situation génère quand même 20 000 à 30 000 euros de pertes chaque année. » Julien Baccon a tout essayé : il s’est inscrit sur la liste d’attente auprès du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) de Bretagne pour décrocher le fameux sésame, sans succès. Il a également convoité les bateaux d’occasion qui détiendraient la licence canot. « J’en ai vu des tout pourris à plus de 100 000 euros », déplore le professionnel, qui ne peut pas se permettre un tel investissement pour un matériel en piteux état. De quoi le bloquer durablement. Il vous reste 82.38% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
En Bretagne, la quête de licences pour les marins pêcheurs tourne au parcours du combattant
Essentielles pour exercer, les licences sont de plus en plus difficiles à obtenir dans la région. Des marins pêcheurs déplorent un système d’attribution opaque quand le marché des bateaux d’occasion n’a, lui, cessé de flamber.







