Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M le mag M le mag Chasse Chasse Chasse Dans les marais d’Harchies, vaste réserve naturelle à cheval sur la Belgique et la France, les oiseaux sont protégés en Wallonie, mais pas dans l’Hexagone. L’ouverture de la chasse côté français, le 21 août cette année, ravive le conflit environnemental. Article réservé aux abonnés Sur les eaux calmes de l’étang Van Damme, dans le bassin de la Haine, en Belgique, un majestueux cormoran noir se dresse sur une patte tout en déployant ses ailes. Autour de l’étendue d’eau, des arbres morts blanchis par le temps se sont transformés en abris pour les oiseaux. Des familles de hérons y nichent quand d’autres espèces se posent sur la cime pour surplomber le paysage. Depuis le poste d’observation au bord de l’étang, Alain Malengreau admire le spectacle, jumelles dirigées vers la faune. Depuis quarante ans, cet ornithologue belge passionné veille sur les quelque 250 espèces d’oiseaux recensées dans les marais d’Harchies, une réserve naturelle de 550 hectares à cheval sur la France et la Belgique. Alain Malengreau est aussi membre de l’association Natagora, copropriétaire des marais côté belge avec le département de la nature et des forêts de la région wallonne (DNF). En portant son regard en direction de la frontière française, le visage du quinquagénaire s’assombrit. « Quand on vient au bord de cet étang, fermé au public, on tâche de ne pas effrayer les oiseaux et de ne pas courir le risque qu’ils s’envolent côté français. Cela pourrait signer leur perte. » Il vous reste 82.39% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
A la frontière franco-belge, défenseurs des oiseaux et chasseurs de gibiers d’eau s’opposent dans une zone marécageuse
Dans les marais d’Harchies, vaste réserve naturelle à cheval sur la Belgique et la France, les oiseaux sont protégés en Wallonie, mais pas dans l’Hexagone. L’ouverture de la chasse côté français, le 21 août cette année, ravive le conflit environnemental.










