Société La cour d’appel a rappelé que le président américain aurait dû solliciter l’avis du Congrès avant de lancer ses pharaoniques travaux. Le milliardaire a immédiatement fait savoir qu’il contesterait cette décision devant la Cour Suprême. Malgré la suspensiondu chantier, les grues s’activent autour la salle de bal de la Maison Blanche, le 30 juin 2026. ALEX WROBLEWSKI / AFP Par Télérama, avec AFP Publié le 08 août 2026 à 12h08 Le chantier de la monumentale salle de bal à la Maison Blanche voulu par Donald Trump va-t-il vraiment s’arrêter ? Vendredi 7 août, la cour d’appel du district de Columbia a maintenu la suspension des travaux ordonnée en avril par un juge et indiqué que le gouvernement américain avait quatorze jours pour contester cette décision devant la Cour suprême. Pendant ce délai, le chantier peut se poursuivre. Il ne semble jamais avoit été vraiment arrêté Faisant fi du jugement précédent, Donald Trump l’avait fait visité à la presse en mai dernier. À l’annonce de ce nouveau jugement, le président américain a affirmé vouloir solliciter la plus haute instance américaine. Il a fustigé une décision « prise alors qu’une grande partie des travaux a déjà été réalisée et financée », la qualifiant sur sa plateforme Truth Social d’« horrible, motivée par des raisons politiques et illégale ». La juridiction d’appel a indiqué que ce blocage n’avait « rien à voir » avec la pertinence du projet lui-même, mais s’expliquait par le fait que le leader avait lancé les travaux sans obtenir un feu vert du Congrès. Le gouvernement n’a « pas l’autorité illimitée » de « redessiner, remodeler et reconstruire la Maison Blanche - la Maison du Peuple - pour répondre au désir personnel d’un président », a-t-elle indiqué. Nouveaux arguments « Honte nationale » et « menace pour la sécurité nationale », rétorque Donald Trump. Face aux revers judiciaires, aux condamnations venues de l’opposition et aux réticences exprimées dans son propre parti, le milliardaire affirme en effet depuis quelque temps que son chantier n’est pas un simple projet d’embellissement ni un caprice personnel, mais une entreprise de sécurité nationale. Pointant que le bâtiment devrait être équipé d’une plate-forme de drones et d’autres dispositifs militaires, il le décrit comme un « centre militaire cruellement nécessaire, indispensable pour la sécurité de Washington, du district de Columbia et de notre pays lui-même ». Ce projet de salle de bal censée accueillir jusqu’à 1.000 personnes, pour des réceptions diverses et des dîners en l’honneur de dignitaires étrangers, dont le budget prévisionnel, financé selon Donald Trump intégralement par des dons privés, est passé de 200 millions à 400 millions de dollars, est contesté en justice par la National Trust for Historic Preservation (NTHP). Cette organisation à but non-lucratif est mandatée par le Congrès pour la préservation des bâtiments historiques. À lire aussi : À la Maison-Blanche, les bulldozers de Trump retournent le patrimoine avec un goût amer de revanche Société États-Unis Maison Blanche Donald Trump Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner