Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats FIFA FIFA FIFA Tribune Antoine Duval Chercheur à l’Asser Instituut (La Haye, Pays-Bas) Miguel Poiares Maduro Doyen de la Católica Global School of Law (Lisbonne) Le fonctionnement de la Fédération internationale de football repose sur des conflits d’intérêts patents et sur un clientélisme systémique, dénoncent, dans une tribune au « Monde », les juristes Antoine Duval et Miguel Poiares Maduro, qui appellent l’Union européenne à imposer des garde-fous sérieux. Publié aujourd’hui à 15h00 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés La Fédération internationale de football (FIFA) est l’une des organisations privées les plus puissantes de la planète, exerçant un pouvoir considérable tout en échappant à tout contrôle extérieur. Les scandales de ces dernières semaines – de l’ingérence de Donald Trump pour que soit révisée la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun [lors de la Coupe du monde] au projet (abandonné) de Gianni Infantino, le président de la FIFA, de céder à des investisseurs privés une part des revenus commerciaux de l’organisation – ne sont pas des dérives isolées. Ils sont les symptômes d’un modèle de gouvernance défaillant. Face au rejet universel de son plan de société commerciale et au tollé que celui-ci a suscité dans l’opinion publique, Gianni Infantino fait de son mieux pour sauver son poste et serrer les rangs au sein de l’administration de la FIFA, comme on a pu le voir mercredi 5 août, au terme d’une réunion de crise au Maroc. Cependant, nombreux sont ceux qui espèrent que la pression médiatique finira par contraindre la FIFA à se réformer. Le même espoir animait déjà beaucoup d’observateurs en 2015, lorsque l’ex-président Joseph Blatter dut démissionner après l’arrestation par les autorités américaines et suisses de sept dirigeants de la FIFA dans le cadre d’une affaire de corruption. Cet espoir a encore refait surface autour de la bataille juridique qui accompagna le projet de Super Ligue européenne. Pourtant, chacune de ces crises s’est terminée de manière analogue : l’indignation publique s’est estompée, certains dirigeants de l’organisation ont été remplacés, les autorités publiques se sont satisfaites de vagues promesses de réformes, mais le système de gouvernance du football n’a pas changé d’un iota. Si, aujourd’hui, toute velléité de réforme se borne une fois de plus à un changement de personnel, l’histoire se répétera. Remplacer Infantino ne suffira pas : il faut réformer en profondeur la FIFA. Attaquer à la racine Il vous reste 74.64% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Remplacer Gianni Infantino ne suffira pas, il faut réformer en profondeur la FIFA »
TRIBUNE. Le fonctionnement de la Fédération internationale de football repose sur des conflits d’intérêts patents et sur un clientélisme systémique, dénoncent, dans une tribune au « Monde », les juristes Antoine Duval et Miguel Poiares Maduro, qui appellent l’Union européenne à imposer des garde-fous sérieux.















