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ReportageDans la forêt de Fontblanche, dans les Bouches-du-Rhône, des chercheurs pratiquent de nombreux tests sur des pins d’Alep et des chênes verts afin d’analyser leur comportement en situation de stress hydrique. Une recherche qui vise à mieux comprendre le changement climatique et à trouver des parades au risque croissant d’incendie.

Au cœur de la forêt de Fontblanche (Bouches-du-Rhône), à une heure de l’est de Marseille, une dizaine de scientifiques et de techniciens s’activent. Il est 13 heures, ce 29 juillet. Une course contre la montre est engagée. L’équipe de recherche de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) n’a que trois heures pour analyser l’état hydrique de 54 arbres, des pins d’Alep et des chênes verts. Passé ce délai, les mesures perdraient en précision. Ces prélèvements proviennent de trois parcelles traversées de gouttières de toiture suspendues à deux mètres du sol.

En détournant près de 30 % des précipitations, ce dispositif reproduit les conditions de sécheresse auxquelles les forêts méditerranéennes pourraient être confrontées dans les prochaines décennies. Baptisé « Mirage », le projet de recherche financé par l’Agence de la transition écologique (Ademe) répond à une urgence : comprendre comment les arbres réagissent au manque d’eau.