Aller au contenu principalFace au dépérissement massif des forêts, le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne tente une expérimentation inédite : faire remonter le chêne au-dessus de 1 000 mètres d’altitude sur une trentaine de placettes réparties entre plusieurs départements.Ce chêne d’Auvergne est celui qui pousse le plus en altitude, vers 1400 mètres. Il est envisagé de récolter ses glands et de les planter ailleurs pour voir s’ils possèdent une génétique particulière adaptée à la montagne. /CEN AuvergneStéphane Cordonnier ne minimise pas : partout en France, le dépérissement frappe les arbres. « C’est un peu la panique dans le monde forestier depuis quelques années », admet le responsable scientifique du Conservatoire d’espaces naturels (CEN) d’Auvergne qui a identifié une piste jamais testée : « faire remonter les chênes en altitude », soit « au-dessus de 1 000 mètres ». Là-haut, la reforestation des années 1960 s’était faite à base de résineux, épicéas en tête.Le dispositif baptisé Alti’Chênes reste expérimental. « Une trentaine de placettes seront réparties sur plusieurs départements : Puy-de-Dôme, Haute-Loire, Cantal et Ardèche. » Plusieurs modalités seront comparées : la libre évolution (sans intervention), la plantation de jeunes arbres à densités variables et le semis direct de glands, en faisant varier altitudes et itinéraires techniques.Puy-de-Dôme
« C’est la panique dans le monde forestier » : un projet unique en France pour sauvegarder les arbres face au réchauffement climatique
Face au dépérissement massif des forêts, le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne tente une expérimentation inédite : faire remonter l








