Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Quand gouvernent sages et philosophes L’épisode 5 sera disponible prochainement. Quand gouvernent sages et philosophes L’épisode 5 sera disponible prochainement. « Quand gouvernent sages et philosophes » (4/5). Lorsqu’il accède au trône, en 1740, le jeune monarque vient de rédiger l’« Anti-Machiavel », où il insiste sur la nécessité de gouverner au nom de la raison. Article réservé aux abonnés L’enfance d’un chef n’est pas toujours heureuse. Celle de Frédéric II de Prusse (1712-1786) fut abominable. Frédéric-Guillaume Ier, son père – militaire borné, rigide, colérique –, méprise culture classique, musique et poésie. Ce sont les passions de son fils, qui apprend latin et français en cachette, excelle à la flûte et s’enflamme pour les idées des Lumières. Le jugeant efféminé, son géniteur l’humilie souvent en public, avec brutalité. En découvrant l’homosexualité de celui qui projette à 18 ans de fuir en Angleterre avec son amant, le roi l’emprisonne dans une forteresse pour trahison et fait décapiter sous ses yeux l’homme qu’il aime. Quand il accède au trône, à 28 ans, en 1740, la Prusse, morcelée entre plusieurs territoires, est un Etat-caserne : 85 % des revenus sont absorbés par l’entretien de l’armée ! Le jeune monarque ne va pas déroger à la tradition. Au cours de quarante-six années de règne, celui qui deviendra pour les Allemands « Frédéric le Grand » et, plus tard, le « vieux Fritz », conduit plusieurs guerres. Avec des fortunes diverses, bien qu’il accroisse son territoire en conquérant la Silésie puis une partie de la Pologne. Il vous reste 71.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Frédéric II de Prusse, despote éclairé mais despote quand même
« Quand gouvernent sages et philosophes » (4/5). Lorsqu’il accède au trône, en 1740, le jeune monarque vient de rédiger l’« Anti-Machiavel », où il insiste sur la nécessité de gouverner au nom de la raison.






