Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Quand gouvernent sages et philosophes L’épisode 2 sera disponible prochainement. Quand gouvernent sages et philosophes L’épisode 2 sera disponible prochainement. « Quand gouvernent sages et philosophes » (1/5). Le Romain réussit comme peu d’autres à concilier exercice du pouvoir et vie de sagesse. Article réservé aux abonnés JAMAIS IL N’A RÊVÉ DU POUVOIR. Il l’a reçu, fort jeune, sans l’avoir désiré. Son oncle, l’empereur Antonin – père adoptif, protecteur et maître –, l’a choisi pour successeur. Marc Aurèle (121-180), encore adolescent, s’est déjà converti à la vie philosophique. Comme l’a magnifiquement mis en lumière Pierre Hadot (1922-2010), la philosophie, à ce moment, est d’abord manière de vivre. Le jeune homme dort à la dure, s’habille simplement, étudie avec les meilleurs maîtres, Hérode Atticus et Fronton, avec qui il entretiendra une longue correspondance. Il a 40 ans quand il accède, en 161, au pouvoir suprême. Il va l’exercer une vingtaine d’années. Mais avec quelles singularités ? En quoi gouverne-t-il différemment ? En apparence, une série de détails le distinguent, même au sein de cette dynastie des Antonins célèbre pour son sens des vertus. Par exemple, il évite les morts inutiles : une de ses premières mesures est d’imposer un filet sous les spectacles d’acrobates. Il s’abstient d’encourager la cruauté : obligé par ses fonctions d’assister aux jeux du cirque, il dicte son courrier, donne des audiences dans sa loge. Il vous reste 69.96% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
L’empereur Marc Aurèle, stoïcien à Rome comme sur le champ de bataille
« Quand gouvernent sages et philosophes » (1/5). Le Romain réussit comme peu d’autres à concilier exercice du pouvoir et vie de sagesse.









