Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Chine Chine Chine Parce qu’elle a choisi de se former en France puis aux Etats-Unis juste après sa licence, la lauréate – devenue en quelques jours une figure populaire en Chine – illustre les limites d’un système chinois fondé sur la compétition et la sélection précoce. Article réservé aux abonnés En 2012, lorsque Mo Yan remportait le prix Nobel de littérature, les touristes se pressaient pour visiter Ping’an, le village de son enfance, dans le Shandong. Depuis que Wang Hong a décroché la médaille Fields, qui célèbre les « découvertes exceptionnelles » des chercheurs mathématiciens de moins de 40 ans, au moins une centaine de visiteurs se massent chaque jour devant la maison en pisé où elle a grandi, à Ludiqiao, dans le Guangxi (sud). Cette anecdote montre que la notoriété de Wang Hong, l’un des deux lauréats chinois avec Yu Deng, dépasse largement le cercle scientifique. Sur le réseau social Xiaohongshu, on célèbre son style vestimentaire. Sur Weibo, c’est son goût pour les mangas qui est souligné. Mais les Chinois saluent surtout sa détermination. En 2007, à ses 16 ans, la prestigieuse faculté de mathématiques de l’université de Pékin n’offrait qu’une seule place pour toute la province du Guangxi. Sa note en mathématiques à l’examen d’entrée a été jugée légèrement insuffisante. On l’a orienté vers la faculté des sciences de la Terre. « La plupart acceptent cette redirection. Etudier les sciences de la terre, obtenir le diplôme, faire de la géologie ou devenir fonctionnaire », dit l’auteur d’un article du 26 juillet sur Sina Finance. Wang Hong s’y résigne tout en suivant en autodidacte les cours de mathématiques de première année. Sa réussite à des examens internes lui permet de rejoindre la faculté de mathématiques dès sa deuxième année. Son parcours émeut : « On se contente de sélectionner les talents sans les cultiver. On repère les génies, mais on n’est pas très doué pour soutenir ceux qui luttent encore », conclut Sina Finance. Il vous reste 63.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.