Le secrétaire général du parti Renaissance, Gabriel Attal, à Nevers (Nièvre), le 15 juillet 2026. STEPHANIE LECOCQ/REUTERS

Gabriel Attal, candidat à la présidentielle et secrétaire général du parti Renaissance, a été visé à son tour par « une ingérence en provenance de Russie » afin de le déstabiliser à huit mois du premier tour de scrutin, a fait savoir, mercredi 5 août, son entourage à l’Agence France-Presse (AFP), confirmant une information du Monde.

« Nous avons été informés par le secrétariat général à la défense et à la sécurité nationale d’ingérences extérieures provenant de Russie et d’organes liés au pouvoir central russe, à l’encontre de Gabriel Attal », a déclaré son entourage.

Viginum, le service chargé de lutter contre les ingérences numériques étrangères en France, a confirmé auprès du Monde avoir détecté mardi cette opération de désinformation qu’il impute avec « une confiance élevée » au réseau prorusse Matriochka (terme russe pour désigner des poupées gigognes). Cette opération est restée « peu visible », avec quelques milliers de vues, selon une source sécuritaire à l’AFP.

Il s’agit de la troisième ingérence numérique attribuée à des réseaux prorusses visant en quelques jours des candidats à la présidentielle française : le patron d’Horizons, Edouard Philippe, et le probable candidat de gauche Raphaël Glucksmann ont eux aussi été la cible d’opérations de déstabilisation en ligne en provenance de Russie, cette fois de la part du groupe Storm-1516. Toutes ces opérations sont restées peu visibles.