Migrants marchant le long du littoral de Ceuta après avoir pénétré dans l’enclave espagnole, le 31 juillet 2026. ABDEL MAJID BZIOUAT / AFP
Les ministres de l’intérieur des 27 pays de l’UE ont tenu, mardi 4 août, une réunion d’urgence par visioconférence, quelques jours après l’arrivée en force de dizaines de milliers de personnes dans l’enclave espagnole de Ceuta en Afrique du Nord.
Durant cet appel, qui a duré plus de trois heures, les Etats membres « ont unanimement exprimé leur profonde solidarité envers l’Espagne », selon un premier compte rendu de la réunion. Ils ont toutefois souligné que la communication en période de crise « pourrait être améliorée » et « qu’elle devait être plus cohérente ». Une façon feutrée, en langage diplomatique, de souligner que la coordination européenne sur ce dossier a été loin d’être optimale.
Cet épisode « nous a mis à l’épreuve : d’une part en matière de rapidité d’action, d’autre part en matière de solidarité, mais aussi dans notre capacité à résister à la désinformation », a déclaré le commissaire européen chargé des questions migratoires, Magnus Brunner, lors d’une conférence de presse à Bruxelles.
« Tous et toutes ont convenu que la question de l’espace Schengen n’était pas vraiment le problème, mais plutôt la solution », a affirmé à la presse, de son côté, Laurent Nuñez. Le ministre de l’intérieur français a par ailleurs regretté les « dissensions » apparues au sein de l’UE après cette crise, « puisqu’un certain nombre de pays qui pratiquent l’ingérence étrangère (…) savent utiliser les positions divergentes des uns et des autres pour finalement attaquer l’Union européenne ».












