Peut-on vraiment faire confiance au Nutri-Score ? Globalement, oui. Aujourd’hui, ce logo nutritionnel fait partie des outils les mieux évalués scientifiquement pour orienter les choix alimentaires. Plusieurs dizaines d’études montrent qu’il aide les consommateurs à repérer plus facilement les produits les plus favorables à la santé.
Son intérêt dépasse même le simple geste d’achat. L’OCDE estime que si tous les pays européens adoptaient le Nutri-Score, environ 2 millions de cas de maladies chroniques pourraient être évités d’ici 2050. Autre effet souvent mis en avant : il pousse aussi les industriels à revoir leurs recettes pour améliorer la qualité nutritionnelle de leurs produits.
Un outil de comparaison, pas un verdict absoluLe Nutri-Score continue pourtant de faire débat. L’exemple le plus souvent cité concerne certaines céréales du petit-déjeuner, parfois mieux notées que des aliments jugés plus naturels, comme les sardines. Cette critique repose souvent sur une mauvaise compréhension de l’outil.
Le Nutri-Score n’a jamais été conçu pour dire si un aliment est “bon” ou “mauvais” dans l’absolu. Son objectif est d’aider à comparer des produits d’une même catégorie, ou consommés dans les mêmes situations. Il est donc pertinent pour départager deux céréales du petit-déjeuner, deux pizzas ou deux plats préparés. En revanche, comparer des céréales avec de l’huile d’olive n’a pas vraiment de sens.






