Le Devoir vous convie à un voyage dans le temps à travers les fresques historiques marquantes de la télévision québécoise. Nous revisitons aujourd’hui la période trouble de la conquête britannique du Canada avec la série Marguerite Volant, diffusée à l’automne 1996.
La scène se déroule en mai 1763. Une jeune femme incarnée par Catherine Sénart chevauche à travers une campagne verdoyante. Au détour d’un champ, elle passe au galop devant un épouvantail vêtu de l’uniforme rouge de l’armée britannique. C’est ainsi que débutait la série Marguerite Volant il y a 30 ans, le 26 septembre 1996.Cette fresque historique devait devenir l’équivalent québécois du classique américain Autant en emporte le vent. La série avait les moyens de ses ambitions avec un budget de 12 millions de dollars répartis sur 11 épisodes, ce qui représenterait 23 millions aujourd’hui. À elle seule, la robe de bal de l’héroïne a coûté 5000 $.Le scénario de Jacques Jacob et Monique Messier est construit autour de la quête d’émancipation de Marguerite, la fille cadette du seigneur Claude Volant. Cet ancien militaire joué par Gilbert Sicotte est profondément déprimé par la chute de la Nouvelle-France. Incapable de s’adapter au changement de régime, il se suicide en uniforme dans son manoir au quatrième épisode de la série.Marguerite s’empare du pistolet encore fumant de son père qu’elle braque au visage du capitaine James Chase, le commandant des forces britanniques cantonnées dans la seigneurie Volant. Elle tire, mais la balle reste coincée dans le canon du fusil.Arrêtée pour tentative de meurtre sur un officier de sa majesté George III, la jeune femme parvient à s’enfuir dans les bois. Elle y est séduite par l’aventurier Laval Chevigny, qui l’abandonne après l’avoir mise enceinte. Reprise par les Anglais, Marguerite échappe de justesse à l’échafaud grâce à l’intervention du capitaine Chase, tombé amoureux de celle qui avait voulu le tuer six épisodes plus tôt !







