Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Sécheresse Sécheresse Sécheresse Confrontés à des niveaux historiquement bas du plus grand fleuve d’Europe, plusieurs pays ont dû mettre à l’arrêt une partie de leurs réacteurs nucléaires. La Hongrie a appelé les entreprises et les particuliers à réduire drastiquement leur consommation. Article réservé aux abonnés Lundi 3 août, toute la Roumanie avait les yeux rivés sur un bloc rocheux planté dans le lit de plus en plus asséché du Danube. Après plusieurs tentatives infructueuses, l’armée roumaine a finalement réussi, vers 10 heures du matin, à faire exploser ce bouchon naturel qui freinait le débit d’un bras desservant la centrale nucléaire de Cernavoda. Située dans le sud-est de la Roumanie, cette centrale, qui génère à elle seule environ 20 % des besoins électriques du pays, ne fait déjà plus fonctionner qu’un seul de ses deux réacteurs, faute d’eau dans le plus long fleuve de l’Union européenne. « L’opération menée aujourd’hui par l’armée est un succès », a salué le ministre de la défense, Radu Miruta, venu observer sur place ce dynamitage. Des remblais amenés en urgence par barges doivent compléter le dispositif en détournant suffisamment d’eau vers le bras de Cernavoda pour continuer d’alimenter les circuits de refroidissement du réacteur en marche. Après avoir décrété, vendredi 31 juillet, l’état d’alerte face au niveau dramatiquement bas du Danube, la Roumanie espère que cette opération militaire lui évitera la panne de courant. Il vous reste 78.97% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.