Monde EuropeEnergie. L'assèchement du Danube va contraindre la seule centrale nucléaire du pays à fermer, pour la première fois depuis plus de quatre décennies.Par H.U. avec ReutersarticleLecture 2 MinPublié le 02/08/2026 à 17:35Le Premier ministre hongrois, Peter Magyar, réagit lors d'une conférence de presse conjointe avec le directeur général adjoint de la centrale nucléaire de Paks , László Nagy (non visible sur la photo), à la centrale nucléaire de Paks , à Paks , en Hongrie, le 31 juillet 2026. REUTERS/Bernadett Szabo/Photo d'archivesREUTERSUne première en 44 ans. Alors qu'une grande partie de l'Europe est touchée par une vague de chaleur et une sécheresse prolongées, en Hongrie, la centrale nucléaire de Paks - l'unique du pays - ne fonctionnait plus qu'à un peu plus de 10 % de sa capacité dimanche matin, car il n'y a plus assez d'eau dans le Danube pour alimenter ses circuits de refroidissement.L'agence de gestion de l'eau prévoit que le niveau du fleuve va continuer de baisser dans les jours à venir, ce qui va contraindre les autorités à mettre la centrale, d'une puissance de 2 gigawatts, totalement à l'arrêt dimanche après-midi. "Nous allons affronter les cinq jours les plus critiques", a déclaré le Premier ministre Péter Magyar dans une vidéo publiée sur Facebook. "Demain, la centrale de Paks ne produira pas d'électricité, alors que les journées les plus chaudes sont à venir." Il devrait faire jusqu'à 40 °C cette semaine en Hongrie. "Le réseau électrique, nos services publics et nous-mêmes serons tous soumis à une pression énorme", a ajouté le chef du gouvernement, qui a averti que la centrale de Paks, qui fournit environ 40% de la production annuelle d’électricité du pays, pourrait rester à l'arrêt pendant des semaines.Des centaines de millions d'euros déboursésPéter Magyar a appelé les entreprises, les services publics, les collectivités locales et les ménages à réduire fortement ou à décaler leur consommation d'électricité entre 17h00 et 22h00. Le gouvernement décidera dimanche s'il convient d'imposer dès lundi des restrictions obligatoires de consommation d'électricité aux grandes entreprises, a-t-il précisé. Cette crise va également coûter des centaines de millions d'euros à l'Etat hongrois en raison de la flambée des prix de l'électricité importée, a déploré Mark Radnai, vice-président du parti Tisza de Péter Magyar.