Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Union africaine Union africaine Union africaine Les Etats-Unis ont annoncé à la mi-juillet une guerre totale contre la juridiction établie à La Haye, dont ils n’ont jamais été membres. Article réservé aux abonnés Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, l’avait annoncé, le 13 juillet, dans une tribune parue dans le Wall Street Journal : « Nous démantèlerons la CPI [Cour pénale internationale], brique par brique si nécessaire. » Moins de deux semaines plus tard, les premières briques sont tombées : le Venezuela le 24 juillet, puis le Tchad, le 27 juillet, ont annoncé qu’ils quittaient la plus haute juridiction internationale, basée à La Haye. Alors que les Etats-Unis, qui n’ont jamais été membres de la CPI créée en 1998, guerroient ouvertement contre la Cour depuis l’émission de mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et son ex-ministre de la défense Yoav Gallant, en novembre 2024, la pression exercée par Washington pourrait conduire d’autres Etats, notamment africains, à se retirer. C’est un ex-marine qui conduit la charge américaine contre la Cour pénale internationale en Afrique. Le 23 juillet, Frank Garcia Jr, devenu il y a seulement deux mois le nouveau « M. Afrique » de la Maison Blanche, a ainsi passé un coup de fil décisif au ministre tchadien de la justice. Quatre jours plus tard, N’Djamena a annoncé avoir adressé au secrétaire général de l’ONU le courrier lançant le compte à rebours de son retrait du traité fondateur de la CPI. Une décision dont s’est immédiatement réjoui publiquement Frank Garcia Jr, félicitant sur X le Tchad d’avoir décidé de « rejoindre le nombre croissant de nations qui reprennent leur souveraineté à cette institution défaillante ». Il vous reste 77.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Des Etats africains sommés par Washington de quitter la Cour pénale internationale
Les Etats-Unis ont annoncé à la mi-juillet une guerre totale contre la juridiction établie à La Haye, dont ils n’ont jamais été membres.







