Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Tchad Tchad Tchad Le retrait de N’Djamena, qui prendra effet en juillet 2027, n’affecte pas la poursuite des enquêtes déjà lancées. Le rôle trouble joué par le Tchad dans la guerre au Soudan est dans le viseur de l’instance. Article réservé aux abonnés Le gouvernement tchadien a annoncé, lundi 27 juillet, dans un communiqué, « se retirer du statut de Rome de la Cour pénale internationale [CPI] ». N’Djamena indique que cette décision résulte d’« un examen approfondi du fonctionnement de la Cour », dont « l’efficacité est demeurée limitée et à géométrie variable ». D’après le ministre des affaires étrangères tchadien, Abdoulaye Sabre Fadoul, cette décision a été prise à la demande des Etats-Unis. Elle fait suite à un appel, le 23 juillet, avec le sous-secrétaire d’Etat américain chargé des affaires africaines, Frank Garcia, qui aurait « souhaité un réexamen par le Tchad de son adhésion au statut de Rome ». Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, en janvier 2025, Washington mène une campagne diplomatique visant à démanteler la CPI, en combinant des sanctions contre les magistrats basés à la Haye et des pressions sur les Etats membres. Quatre jours après l’appel téléphonique, le pays d’Afrique centrale a annoncé quitter l’instance à cause d’une « instrumentalisation politique » contre le continent. Il en veut pour preuve que « neuf des situations faisant l’objet d’enquêtes concernent (…) des Etats africains, contre quatre ouvertes dans d’autres régions ». La décision du Tchad fait suite au retrait annoncé, le 24 juin, du Mali, du Niger et du Burkina Faso, eux aussi en évoquant une « instrumentalisation de la cour à des fins politiques ». Il vous reste 73% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.