Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Sahel Sahel Sahel Après Niamey, Bamako et Ouagadougou ont formellement notifié, le 24 juin, leur retrait du traité fondateur de la CPI au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Mais il faudra attendre un an avant que le départ des trois pays soit effectif. Article réservé aux abonnés Le divorce était annoncé depuis septembre 2025, il est désormais acté. Après le Niger, le Mali et le Burkina Faso, trois pays dirigés par des juntes autoritaires, ont formellement notifié leur retrait du traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI) au secrétaire général des Nations unies, le 24 juin. « Au fil du temps, la Cour s’est progressivement éloignée de ses idéaux fondateurs pour devenir un instrument sélectif et politisé », s’est justifié Ouagadougou, dans un courrier adressé à Antonio Guterres et publié mercredi 1er juillet. « L’exercice d’une justice pénale internationale équitable (…) est régulièrement entravé par l’instrumentalisation de la Cour à des fins politiques », a également dénoncé le Mali. Un argument qu’avait déjà avancé le Niger, dans sa lettre du 18 juin, faisant « le constat de détournement d’objectif et de l’instrumentalisation de cette juridiction qui avait pourtant suscité beaucoup d’espoir ». Mercredi, peu après l’annonce publique de ces retraits, la présidence de l’Assemblée, qui rassemble les 125 Etats membres de la CPI, a tenté de convaincre Bamako, Niamey et Ouagadougou de rester au sein de la juridiction. « La CPI est au cœur du système international de responsabilité, a-t-elle souligné dans un communiqué, et son efficacité dépend d’un soutien constant et sans équivoque de la communauté internationale. » Mais, ni l’Assemblée, ni le procureur adjoint, Mame Miandiaye Niang, ne sont depuis parvenus à faire changer d’avis les trois pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Il vous reste 63.35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.