Le général Abdourahamane Tiani, à la tête de la junte nigérienne, à Niamey, le 2 juin 2026. NIGER PRESIDENCY / REUTERS
Dirigé par une junte au pouvoir depuis 2023, le Niger a officiellement déposé sa demande de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), près d’un an après l’avoir annoncé avec ses alliés du Mali et du Burkina Faso, a fait savoir l’institution internationale, mardi 23 juin. Cette demande « prendra effet le 18 juin 2027, soit un an après la date de réception de la notification », conformément aux règlements, précise-t-elle.
Les trois pays sahéliens, dirigés par des juntes autoritaires arrivées au pouvoir par des putschs entre 2020 et 2023, revendiquent une politique souverainiste et ont tourné le dos à l’Occident. Ils ont formé la confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). En septembre 2025, ils avaient annoncé conjointement leur retrait de la CPI, la qualifiant d’« instrument de répression néocoloniale aux mains de l’impérialisme ».
Dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse, la CPI dit avoir reçu le 18 juin une notification de demande de sortie de l’institution de la part du Niger, dirigé par le général Abdourahamane Tiani.
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