Condamné et réduit au silence, l’ancien président brésilien, Jair Bolsonaro, a confié à son fils aîné la mission de reconquérir le pouvoir. Rivalités familiales et vieilles rancœurs fragilisent cette quête de revanche.Flavio Bolsonaro, fils aîné de l'ancien président du Brésil, candidat à la présidentielle en octobre 2026, devra affronter Lula mais également des tensions au sein de sa propre famille. REUTERS/Bia Borges Il n’est pas là. Il est partout. Ce samedi 25 juillet, à São Paulo, l’ancien président du Brésil n’a pas le droit de participer au sacre de son fils. Condamné à vingt-sept ans de prison, il est assigné à résidence, bâillonné par la justice. La foule brandit son portrait. Les militants scandent son nom. « Bol-so-na-ro. Bol-so-na-ro. »Un visage aux traits trop lisses apparaît à l’écran. « Ce que vous voyez ici, ce n’est pas moi », annonce la voix. Interdit de parole politique, le chef d’État déchu parade dans un avatar généré par intelligence artificielle. Il demande au public d’applaudir « le sang de [son] sang ». Une musique mélancolique s’élève. Sur la scène, Flavio baisse la tête. Il pleure. Ses yeux clairs sont ceux de son père.